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Si vous décidez de vous professionnaliser en myciculture, il y a forcément un moment où vous vous poserez cette question : comment définir le prix de vente de vos champignons ? Cette valeur est essentielle à fixer pour la pérennité de votre activité agricole. C’est pourquoi dans cet article, je vous explique comment bien choisir : combien devriez-vous vendre vos produits fongiques, le tout avec des exemples simples.
J’aimerais vous raconter une petite histoire avant de commencer.
Lorsque j’ai voulu me lancer dans le maraîchage, j’avais calculé qu’il me faudrait au moins 4 000 m² de terrain, dont 1 000 m² de serre, si je voulais espérer dégager un SMIC net en vendant mes légumes. En plus de cela, il me fallait environ 50 m² de stockage pour mes outils, ma chambre froide, ainsi qu’un espace pour laver mes légumes et préparer mes commandes.
Ce n’était pas énorme, mais ce n’était pas simple de trouver un terrain réunissant à la fois un espace extérieur et des infrastructures adaptées, surtout pour une SMIC…
Quand j’ai débuté la culture des champignons, j’ai simplement installé une petite serre d’intérieur de moins d’1 m², bien aménagée, ainsi qu’un petit laboratoire pour la préparation des substrats et un espace d’incubation dans une pièce de 5 ou 6 m² de mon appartement.
Bien sûr, au début, je produisais peu. Mais en optimisant mon espace, j’ai réussi à produire jusqu’à 10 kg par mois dans ces quelques mètres carrés !
C’est là que j’ai eu un déclic : on peut produire une grande quantité de champignons dans un espace très réduit ! J’ai calculé qu’il me faudrait entre 150 et 200 kg de champignons par mois pour atteindre environ 1 800 € net après déduction des charges (et sans trop forcer !).
C’est sur ces volumes de production que je vais baser mes conseils pour vous aider à bien dimensionner votre espace de culture. En fonction de votre itinéraire de production, vous aurez besoin de plus ou moins d’espaces dédiés.
Dans cet article, je vous détaille les différentes pièces nécessaires à la production de champignons, leurs surfaces, et je conclurai sur l’espace total à prévoir en fonction de votre mode de production.
Bien sûr avec l’objectif de répondre à la question : quelle surface faut-il pour une ferme à champignons rentable ?
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Le clonage de champignon est l’une des techniques les plus utiles en myciculture. Je l’utilise au quotidien pour conserver les meilleures souches, reproduire un champignon sauvage exceptionnel, ou simplement gagner du temps par rapport à la culture à partir de spores. Contrairement à ce que le mot « clonage » laisse imaginer, c’est une manipulation accessible à tout myciculteur équipé d’un minimum de matériel stérile. Dans ce guide, je vous explique pas à pas comment cloner un champignon sur agar, les erreurs à éviter, et comment aller plus loin avec le clonage sur grain et en culture liquide.
Qu’est-ce que le clonage de champignon ?
Quand je parle de cloner un champignon, je parle de prélever un morceau de tissu vivant à l’intérieur du carpophore (le corps fructifère, c’est-à-dire le champignon que vous voyez pousser) et de le déposer sur un milieu nutritif stérile. Ce tissu contient du mycélium vivant, génétiquement identique au champignon d’origine. Il va reprendre sa croissance sur l’agar et coloniser toute la boite de Petri en 7 à 10 jours.
Le terme clone signifie simplement « copie génétique identique ». Contrairement à la reproduction par spores, où deux hyphes de souches différentes fusionnent pour créer une nouvelle souche (avec des caractéristiques imprévisibles), le clonage vous donne exactement la même génétique que le champignon de départ. C’est la différence entre « copier un fichier » et « créer un nouveau fichier à partir de morceaux » : avec le clonage, vous savez exactement ce que vous obtenez.
Au sens large, ensemencer du mycélium sur grain ou de la culture liquide à partir d’un champignon frais est aussi une forme de clonage. Mais dans cet article, je me concentre sur le clonage sur agar, parce que c’est la méthode la plus fiable et celle qui permet de vérifier visuellement l’absence de contamination.
En myciculture professionnelle, le clonage sur agar est la base de la gestion génétique de vos souches. Sans cette technique, vous dépendez entièrement de vos fournisseurs de mycélium. Avec elle, vous devenez autonome : vous sélectionnez, conservez et multipliez vos propres souches performantes.
Pourquoi cloner un champignon ?
Je vous conseille le clonage dans quatre situations concrètes :
Conserver une souche performante : vous avez un bloc qui donne des rendements exceptionnels ? Clonez le plus beau spécimen pour reproduire cette génétique. Je le fais systématiquement sur mes meilleures récoltes.
Reproduire un champignon sauvage : vous trouvez une belle grappe de pleurotes ou un shiitake sauvage ? Le clonage est le seul moyen de capturer cette génétique spécifique.
Gagner du temps : un clone sur agar colonise en 7 à 10 jours et peut être transféré immédiatement sur grain. A partir de spores, il faut attendre la germination, la fusion des hyphes, puis tester la souche. Comptez 3 à 6 semaines de plus.
Réduire vos coûts : une seringue de culture liquide ou un sachet de mycélium sur grain coûte entre 10 et 25 EUR. En clonant, le coût se limite à une boite de Petri (moins de 1 EUR en fabrication maison). Sur une saison avec 20 à 30 inoculations, l’economie est considérable.
Clonage vs spores vs achat de mycélium
Critère
Clonage sur agar
Empreinte de spores
Achat de mycélium sur grain
Génétique identique ?
Oui (clone exact)
Non (nouvelle souche)
Oui (souche du fournisseur)
Coût
Quasi nul (agar + champignon)
Quasi nul
10 à 25 EUR par souche
Délai avant utilisation
7 à 10 jours
3 à 6 semaines
Immédiat
Risque contamination
Faible (si technique propre)
Moyen
Très faible
Niveau requis
Intermédiaire
Avancé
Débutant
Sélection possible ?
Oui (choisir le meilleur spécimen)
Oui (mais résultat aléatoire)
Non (génétique imposée)
Quels champignons peut-on cloner ?
Vous pouvez cloner tous les champignons saprophytes charnus. Plus le champignon est gros et dense, plus le prélèvement sera facile et le risque de contamination faible. Voici les espèces que je clone le plus souvent :
Pleurotes (gris, jaune, rose, bleu, pulmonaire, panicaut) : chair épaisse, colonisation rapide, ideal pour débuter le clonage
Lion’s mane : texture fibreuse, clonage possible mais prélèvement plus délicat
Maitake et reishi : clonage avancé, mycélium plus lent
Le shiitake : chair dense, ideal pour le clonageChampignons de Paris : parfaits pour s’entraînerLes pleurotes : mes préférées pour le clonage débutant
En règle générale, tous les champignons relativement charnus se prêtent bien au clonage, parce qu’il faut pouvoir prélever un morceau de tissu interne propre. Les petits champignons à chair fine (comme les enokis sauvages ou les mycènes) sont beaucoup plus difficiles à cloner sans contamination.
Attention : les champignons mycorhiziens (cèpes, girolles, truffes) ne se clonent pas de la même manière. Meme si vous obtenez du mycélium sur agar, il ne fructifiera pas sans son arbre partenaire. Le clonage n’a de sens que pour les saprophytes et quelques parasites cultivables comme le cordyceps ou le chaga.
Matériel nécessaire pour le clonage
Voici ce dont vous aurez besoin. La plupart de ces éléments sont déjà dans votre laboratoire domestique si vous cultivez des champignons :
Boites de Petri avec milieu gélosé : vous pouvez les fabriquer ou en acheter des pré-coulées. Je recommande le milieu MEA (Malt Extract Agar) pour le clonage.
Un champignon frais : jeune, charnu, sans signe de vieillissement. Idéalement, prélevez-le juste avant la manipulation. Vous pouvez le conserver 24 à 48 h au frigo, mais plus vous attendez, plus le risque de contamination augmente.
Hotte à flux laminaire, bec Bunsen, ou au minimum une SAB (still air box) : indispensable pour travailler en conditions stériles.
Alcool isopropylique 70 % : pour désinfecter la surface du champignon et vos mains
Gants et Parafilm : pour la manipulation aseptique et le scellement des boites
Marqueur permanent : pour noter l’espèce, la date et la souche sur chaque boite
Tutoriel : comment cloner un champignon sur agar en 6 etapes
Étape 1 : préparez votre espace de travail
Avant de toucher à quoi que ce soit, je nettoie et désinfecte tout : la surface de travail, la hotte ou la SAB, mes mains, et chaque outil. En culture stérile, la préparation de l’espace est aussi importante que le geste lui-même. Un oubli à cette étape et vous retrouverez du Trichoderma vert dans votre boite 3 jours plus tard.
Je vous recommande de préparer à l’avancé tout ce dont vous aurez besoin : boites de Petri, scalpel, briquet, alcool, chiffon propre, marqueur et Parafilm. Disposez tout à portée de main avant d’allumer la hotte. Moins vous bougez pendant la manipulation, moins vous brassez d’air contaminé. Si vous travaillez avec une SAB, désinfectez l’intérieur à l’alcool et laissez l’air se déposer 5 à 10 minutes avant de commencer.
Étape 2 : nettoyez et ouvrez le champignon
Imbibez un chiffon propre ou une serviette en papier d’alcool à 70 % et essuyez soigneusement toute la surface externe du champignon. L’extérieur est couvert de contaminants (bactéries, spores de moisissures) qu’il faut éliminer avant d’ouvrir.
Ensuite, déchirez le champignon en deux à la main plutot que de le couper. Pourquoi ? Parce qu’en dechirant, vous exposez l’intérieur du tissu sans que la lame (potentiellement contaminée) ne touche la zone de prélèvement. L’intérieur d’un champignon sain est naturellement stérile.
Nettoyage de la surface du champignon à l’alcool avant le prélèvement
Étape 3 : stérilisez le scalpel
Passez la lame du scalpel à la flamme jusqu’a ce qu’elle soit rouge vif. Je stérilisé systématiquement entre chaque prélèvement, même si je travaille sur le même champignon. C’est un réflexe à prendre.
Attention : laissez le scalpel refroidir avant de toucher le tissu du champignon. Une lame chaude tue les cellules au contact et votre prélèvement sera mort. Deux méthodes pour refroidir :
Tremper la lame dans l’agar : ouvrez la boite de Petri, piquez la lame dans le milieu gélosé, vous entendrez un grésillement. Refermez immédiatement.
Laisser refroidir dans le flux de la hotte à flux laminaire (10 à 15 secondes).
Stérilisation du scalpel au bacti-cinérateur
Étape 4 : prélevez le tissu
C’est l’étape cle. Tout le corps fructifère est constitue de mycélium dense, mais certaines zones donnent de meilleurs résultats :
La jonction pied/chapeau : c’est la zone que je preleve en priorite. Le tissu y est dense et actif.
Le bas du pied : zone charnue, facile à prélever.
Le chapeau, pres des lamelles : possible, mais je l’evite. Les lamelles contiennent des spores qui pourraient germer et donner une souche différente de votre clone.
Coupez un morceau de tissu de 3 x 3 mm environ. Pas plus grand : un petit morceau suffit et réduit le risque de contamination. Empalez-le sur la pointe du scalpel, ouvrez la boite de Petri, déposez le tissu au centre de l’agar, et refermez immédiatement.
Je place souvent 2 à 3 morceaux par boite pour augmenter mes chances. Si l’un des prélèvements est contaminé, les autres peuvent encore être viables.
Prélèvement d’un morceau de tissu dans le sporophore
Étape 5 : scellez et incubez
Scellez vos boites avec du Parafilm et notez au marqueur : l’espèce, la date, et la source du champignon (sauvage, cultive, magasin). Le Parafilm est ideal parce qu’il laisse respirer le mycélium tout en maintenant l’étanchéité. Du ruban adhésif microporeux fonctionne aussi, mais le Parafilm reste mon choix numéro un.
Placez les boites en incubation a 22 à 25 C, à l’abri de la lumière directe. Après 2 à 3 jours, vous devriez voir le mycélium blanc commencer à irradier depuis les morceaux de tissu. C’est le signe que votre prélèvement est vivant et que le clonage est en bonne voie. La colonisation complete prend généralement 7 à 10 jours selon l’espèce et le milieu.
Vérifiez vos boites tous les jours pendant la première semaine. Si vous repérer la moindre tache coloree (vert, noir, jaune, orange), c’est une contamination. Isolez immédiatement la boite des autres pour éviter la propagation. Je vous explique quoi faire dans la section « Que faire si mon clone est contaminé » plus bas.
Boite scellée et étiquetée, prête pour l’incubation
Étape 6 : vérifiez et utilisez votre clone
Si votre boite ne contient que du mycélium blanc et uniforme, sans tache verte, jaune ou noire : bravo, votre clonage est réussi. Vous pouvez maintenant :
Transférer sur grain : découpez un carré de 1 cm d’agar colonisé et déposez-le dans un pot de mycélium sur grain.
Inoculer une culture liquide : un petit morceau d’agar dans un bocal de milieu liquide stérile.
Stocker au frigo : les boites d’agar colonisées se conservent 2 à 6 mois entre 2 et 4 C.
Un clonage de champignon de Paris réussi à J+7
Les 5 erreurs courantes en clonage de champignon
Après des centaines de clonages, voici les erreurs que je vois le plus souvent chez les débutants :
Champignon trop vieux : un champignon avec les bords du chapeau retrousses ou les lamelles brunes est déjà en fin de vie. Le tissu est affaibli et les contaminants ont commence à s’installer. Prenez toujours un spécimen jeune et ferme.
Scalpel pas assez refroidi : si vous entendez un « pschitt » quand la lame touche le tissu, c’est trop chaud. Vous venez de tuer vos cellules. Attendez 10 à 15 secondes ou trempez dans l’agar.
Prélèvement trop grand : un morceau de 3 x 3 mm suffit. Plus gros, vous augmentez le risque d’embarquer des contaminants de surface.
Travailler hors flux : je vois encore des myciculteurs qui clonent « a l’air libre » ou dans une cuisine. Le taux de contamination dépasse 80 % dans ces conditions. Investissez au minimum dans une SAB.
Ne pas noter les boites : au bout de 2 semaines, vous aurez 10 boites identiques et aucune idee de ce qu’elles contiennent. Notez toujours : espèce, date, source.
Le clonage comme outil de sélection
Le clonage ne sert pas seulement à reproduire un champignon : c’est aussi un outil de sélection génétique. En myciculture professionnelle, je sélectionne mes souches sur plusieurs générations de clonage pour ameliorer les performances de ma production.
Le principe est simple : à chaque récolte, je repère les spécimens qui présentent les meilleurs traits (taille, vitesse de croissance, résistance aux contaminations, rendement). Je clone ces spécimens, je les cultive, et je re-sélectionne à la génération suivante. Après 3 à 5 cycles, la différence avec la souche de départ est souvent notable.
Voici les criteres de sélection que je vous recommande de noter pour chaque clone :
Vitesse de colonisation sur agar (nombre de jours pour couvrir la boite)
Vigueur du mycélium : aspect rhizomorphique (cordons épais, comme des racines) vs tomenteux (duveteux, moins vigoureux)
Rendement en fructification : poids total récolté par bloc ou par sac
Resistance aux contaminations : nombre de blocs perdus sur un lot
Qualite du fruit : taille, couleur, texture, durée de conservation après récolte
Attention : le mycélium dégénère avec le temps et les transferts répétitifs. C’est ce qu’on appelle la sénescence. Après 10 à 15 transferts successifs sur agar, la souche peut perdre en vigueur et en capacité de fructification. Je vous recommande de conserver vos souches « mère » au frigo et de ne travailler que sur des copies.
Aller plus loin : clonage sur grain et en culture liquide
Le clonage sur agar est la méthode de référence, mais il est aussi possible de cloner directement sur d’autres milieux :
Clonage direct sur grain
Vous déposez un morceau de tissu directement dans un pot de grain stérilisé. L’avantage : vous sautez l’étape agar et gagnez 7 à 10 jours. L’inconvénient : vous ne pouvez pas voir la contamination avant qu’elle ne se propage dans tout le pot. Un pot de grain contaminé, c’est 500 g à 1 kg de grain perdu.
Je ne recommande cette méthode que si vous maitrisez déjà le clonage sur agar et que vous travaillez dans d’excellentes conditions de stérilité (hotte à flux laminaire, pas une SAB). En myciculture professionnelle, certains producteurs l’utilisent pour accélérer leur cycle, mais ils acceptent un taux de perte de 10 à 20 % sur leurs pots.
Clonage en culture liquide
Meme principe : un morceau de tissu dans un bocal de milieu liquide stérile. Le mycélium se développe en suspension dans le liquide. L’avantage : une culture liquide réussie peut inoculer des dizaines de pots de grain par simple injection à la seringue.
Attention : la contamination bactérienne est quasi invisible en milieu liquide. Sur agar, vous voyez immédiatement une colonie verte ou jaune. En liquide, les bactéries se melangent au mycélium et vous ne les détectez parfois qu’au moment de l’inoculation, quand le grain ne colonise pas ou dégage une odeur anormale. Je vous déconseille cette méthode pour un premier clonage. Commencez sur agar, validez que votre souche est propre, puis transférez en culture liquide.
Quel milieu choisir pour le clonage sur agar ?
Le choix du milieu gélosé influence la vitesse de colonisation et la vigueur du mycélium. Voici les trois milieux que j’utilise le plus :
MEA (Malt Extract Agar) : c’est mon milieu par défaut pour le clonage. Recette simple : 20 g d’extrait de malt, 15 g d’agar, 1 L d’eau. Il convient à la grande majorité des espèces saprophytes.
PDA (Potato Dextrose Agar) : à base de pomme de terre et de dextrose. Colonisation un peu plus lente que le MEA, mais disponible en poudre pré-mélée dans le commerce. Pratique si vous ne voulez pas peser chaque ingredient.
MYPA (Malt Yeast Peptone Agar) : enrichi en peptone et extrait de levure. Je l’utilise pour les espèces à croissance lente comme le reishi ou le maitake, parce que les nutriments supplémentaires accélèrent la colonisation de 20 à 30 %.
Quel que soit le milieu choisi, la stérilisation est identique : autoclave ou cocotte-minute à 121 C pendant 20 minutes. Je vous détaille les recettes de géloses dans un article dédié.
Questions fréquentes sur le clonage de champignon
Peut-on cloner un champignon achete en magasin ?
Oui, c’est même un excellent moyen de s’entraîner. Les champignons de Paris, les pleurotes et les shiitakes du commerce sont charnus et frais. Attention : certains champignons importes ont ete irradiés pour la conservation, ce qui tue le mycélium. Privilegiez les champignons bio ou locaux pour maximiser vos chances.
Combien de temps se conserve un clone sur agar ?
Une boite d’agar colonisée se conserve 2 à 6 mois au réfrigérateur (2 à 4 C). Au-dela, le mycélium s’affaiblit et les chances de reprise diminuent. Pour une conservation longue durée, je transféré mes souches sur un nouveau milieu tous les 3 à 4 mois.
Que faire si mon clone est contaminé ?
Si vous repérer une zone de contamination (tache verte, noire ou jaune) mais que le mycélium blanc semble sain à l’oppose, vous pouvez tenter un transfert de sauvetage : prélevez un carré de mycélium propre, le plus loin possible de la contamination, et transférez-le sur une nouvelle boite d’agar stérile. C’est ce qu’on appelle un « nettoyage de souche ». Il faut parfois 2 à 3 transferts successifs pour obtenir une culture pure.
Peut-on cloner un champignon seche ?
Non. Le séchage tue les cellules vivantes du mycélium. Vous ne pouvez cloner qu’a partir d’un champignon frais et vivant. C’est la même raison pour laquelle un champignon surgelé ne fonctionnera pas non plus.
Le clonage est une compétence fondamentale pour tout myciculteur qui veut progresser au-dela du kit. Si vous souhaitez maîtriser toutes les techniques de laboratoire (clonage, fabrication de milieux gélosés, culture liquide, travail sous hotte), c’est exactement ce que je vous apprends dans la formation MYCO LABO.
La matière sur laquelle nous faisons pousser du mycélium est appelée substrat. Les propriétés d’un substrat déterminent quel champignon nous pouvons cultiver dessus. Mieux le substrat répond à la demande d’un champignon précis, moins il est approprié aux autres champignons, don plus il est donc spécifique. Dans cet article, nous allons voir 5 caractéristiques physiques et biochimiques des substrats, essentielles à connaitre :
Créer un petit laboratoire à champignons, fonctionnel, chez vous est l’une des meilleures choses que vous puissiez faire pour faire progresser vos compétences en culture de champignons.
Des aptitudes clés telles que le travail sur agar, la préparation de culture liquide, la réalisation de gros volumes de mycélium sur grain, le clonage de champignon, l’isolation de souches, l’ensemencement de substrat supplémenté et bien plus encore, sont nettement facilitées lorsque vous disposez d’un environnement stérile et de quelques outils simples.
Alors, que faut-il pour mettre en place votre propre laboratoire de champignons à domicile ? Je vous dis tous dans cet article, et cela pourrait être plus facile que vous ne le pensez !
Tous les myciculteurs qui se prennent au jeu de la culture des champignons ne devraient pas monter leur laboratoire pour cultiver leurs champignons. Et je vais vous expliquer pourquoi dans cet article, au travers de 5,5 raisons qui vous permettront de juger vous-même de vos besoins sur la base de mes modestes expériences et réflexions.
(La dernière raison est à la fois vraie et fausse selon votre point de vue, voilà pourquoi elle compte pour une demi-raison.)
Il y a toujours une bonne raison pour laquelle on fait les choses. Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler, non pas d’une, mais 10 raisons qui m’ont grandement motivé à me lancer dans la culture des champignons en intérieur. Dans cet article, je ne vous partage pas seulement des raisons purement rationnelles, mais je vous partage surtout le chemin intérieur qui m’a emmené là où j’en suis aujourd’hui.
La gélose, le milieu gélosé ou encore la boite de pétri est un milieu de culture essentiel et obligatoire lors des rites de passage initiatiques vers le monde de la culture fongique en laboratoire. Ce type de milieu, généralement coulé dans des boites, est utilisé pour sélectionner, cloner ou encore sauvegarder les meilleures souches de champignons. Ce milieu est solide et plat, ce qui nous permet d’observer les hyphes du mycélium se propager à sa surface et de voir facilement les problèmes éventuels de contaminants pour obtenir des souches dites pures. Normalement, assez complexe d’accès, je vous offre dans cet article la manière la plus simple que j’ai trouvé pour réaliser ces fameux milieux de culture.