
La stérilisation du substrat à champignons est l’une des étapes qui décide de la réussite ou de l’échec de votre culture. Avant même de penser aux souches ou aux conditions de fructification, vous devez comprendre comment préparer un milieu favorable à la croissance du mycélium tout en limitant les contaminations. Trois grandes méthodes dominent le traitement des substrats pour champignons lignivores : la pasteurisation (70-80 °C), la super-pasteurisation (90-95 °C) et la stérilisation (121 °C sous pression). Chacune a sa place, ses contraintes et ses espèces de prédilection.
Dans ce guide complet, nous verrons pour chacune de ces trois méthodes :
- L’histoire du traitement
- Les bases scientifiques
- La technique, l’usage et les risques
- Quels champignons sont adaptés à ce traitement
Nous terminerons par un tableau comparatif, un guide de troubleshooting pour savoir si votre traitement a réussi, et une FAQ de 15 questions pour répondre aux cas de figure que vous rencontrerez sur le terrain.
En 30 secondes : pasteurisation vs super-pasteurisation vs stérilisation
Avant d’entrer dans le détail de chaque méthode, voici le tableau qui résume l’essentiel. Gardez-le sous la main : il vous suffira pour choisir la bonne technique en fonction du substrat que vous travaillez et de l’espèce que vous cultivez.
| Critère | Pasteurisation | Super-pasteurisation | Stérilisation |
|---|---|---|---|
| Température | 70-80 °C | 90-95 °C | 121 °C |
| Durée | 1-2 h (immersion) / plusieurs heures (vapeur) | 4-12 h | 15 min-2 h selon volume |
| Pression | Atmosphérique | Atmosphérique | ~1 bar / 15 psi |
| Matériel | Bac + résistance ou vapeur simple | Cuve vapeur isolée + sonde | Autoclave / cocotte-minute / cuve industrielle |
| Substrat type | Paille, copeaux, déchets fibreux | Sciure supplémentée modérée (son, pellets) | Master Mix, grains, géloses, cultures liquides |
| Résultat microbien | Substrat sélectif (flore protectrice résiduelle) | Substrat quasi propre (vide partiel) | Substrat biologiquement vide |
| Coût matériel | € | €€ | €€€ |
| Espèces de prédilection | Pleurotes, strophaire, volvariella | Shiitake, pioppino, nameko, P. eryngii | Crinière de lion, reishi, maïtaké, cordyceps, mycélium sur grain |
👉 Règle simple à retenir : plus votre substrat est riche en nutriments et plus votre espèce colonise lentement, plus vous devez monter en intensité de traitement. Si vous débutez et hésitez sur le matériel, consultez notre guide pour choisir son stérilisateur adapté au grain, mycélium, substrat et agar.
Pasteurisation

Histoire de la pasteurisation appliquée à la myciculture
Saviez-vous que la pasteurisation ne vient pas du monde des champignons à l’origine, mais… de la bière et du vin ?
C’est au XIXᵉ siècle que Louis Pasteur, en étudiant les fermentations, a découvert qu’un chauffage modéré permettait d’éliminer les micro-organismes responsables des altérations, tout en conservant les qualités du produit. Résultat : une meilleure conservation, moins de risques, et une logique révolutionnaire pour l’époque.
Le principe est simple : chauffer assez pour tuer les indésirables… mais pas trop, afin de ne pas tout détruire. Cette idée a d’abord été appliquée dans l’industrie alimentaire (vin, bière, lait), puis transposée plus tard en myciculture.
En réalité, bien avant qu’on ne parle de “pasteurisation”, les cultivateurs de champignons pratiquaient déjà, sans le savoir, une méthode voisine avec la fermentation naturelle des composts. Dès le XVIIᵉ siècle, les pionniers du champignon de Paris (Agaricus bisporus) utilisaient des composts de fumier et de déchets agricoles. La fermentation interne de ces composts produisait de la chaleur, parfois jusqu’à 70 °C, et cette élévation naturelle de température éliminait une partie des pathogènes tout en laissant subsister une flore utile : bactéries thermophiles et actinomycètes.
En clair, la fermentation jouait déjà le rôle d’une pasteurisation naturelle. Elle ne stérilisait pas le compost, mais le transformait en un milieu sélectif : un substrat où le champignon cultivé pouvait se développer, protégé par une microflore “alliée” qui limitait les contaminants plus agressifs.
Plus tard, cette pratique a été perfectionnée et rationalisée sous forme de pasteurisation contrôlée, appliquée à différents substrats. Le but est resté le même : obtenir un substrat compétitif mais équilibré, où le mycélium prend l’avantage.
Aujourd’hui encore, la pasteurisation est la méthode la plus utilisée pour les substrats volumineux et peu enrichis, comme la paille. Elle est parfaitement adaptée aux champignons lignivores rapides (comme les pleurotes), qui colonisent vite et tirent parti de cette flore protectrice résiduelle.
Base scientifique de la pasteurisation
La pasteurisation consiste à chauffer un substrat entre 70 et 80 °C pendant plusieurs heures. Ce palier thermique est suffisamment élevé pour tuer la majorité des micro-organismes pathogènes sensibles à la chaleur (moisissures, bactéries compétitrices), mais pas assez pour éradiquer les bactéries thermophiles.
Ces dernières survivent en “latence” dans le substrat. Ne se développant pas à température ambiante, elles ne gênent pas directement le mycélium, mais elles occupent une niche écologique qui peut freiner l’installation de contaminants plus agressifs comme la moisissure verte : Trichoderma.
Le but n’est donc pas d’éliminer toute vie, mais de détruire quasiment toutes les formes végétatives (bactéries, levures, moisissures déjà actives), tout en laissant subsister certaines formes résistantes comme les spores.
Exemple concret de l’effet du traitement à 80°C :
Si vous partez de 1 000 000 bactéries végétatives :
→ il en reste 0 en pratique à partir d’1h de traitement.
Si vous partez de 1 000 000 spores :
- à 1 h (60 min) → ~250 000 restantes ( soit ÷4).
- à 2 h (120 min) → ~63 000 restantes (soit ÷16).
- à 3 h (180 min) → ~16 000 restantes (soit ÷63).
Globalement la pasteurisation fait le “gros ménage” contre les pathogènes actifs, mais qu’elle laisse une certaine vie microbienne thermophile latente. Et cette vie résiduelle devient une alliée, car elle occupe le terrain et rend votre substrat sélectif plutôt que stérile, mais si certaine spores de pathogènes sont également toujours latentes…
Méthodes, usages et risques de la Pasteurisation
Comment réaliser une pasteurisation en pratique ?
La pasteurisation peut se faire de plusieurs façons, mais l’idée reste toujours la même : réduire fortement la flore pathogène sans éliminer totalement la vie microbienne.
- Par immersion dans l’eau chaude
La méthode la plus courante consiste à immerger le substrat (paille, sciure…) dans de l’eau chauffée entre 70 et 80 °C pendant 1 à 2 heures. C’est simple, efficace et adapté aux petits volumes. - Par pasteurisation chimique
Pour la paille et la sciure, il existe aussi une variante dite “chimique”, réalisée à l’aide de chaux hydratée (chaux vive éteinte). On utilise généralement 2 g de chaux par litre d’eau. Le substrat est immergé puis égoutté, ce qui crée un environnement alcalin qui réduit la charge microbienne. - Par méthodes alternatives
D’autres procédés moins utilisés existent, comme l’emploi de savons détergents ou de peroxyde d’hydrogène (H₂O₂). Pour le peroxyde, le protocole est simple : diluez le H₂O₂ dans de l’eau froide pour obtenir une solution finale à 0,3 % (soit 30 mL de peroxyde à 10 % par litre d’eau). Immergez le substrat pendant 12 heures, puis égouttez et inoculez rapidement. Le principe est toujours de créer un milieu temporairement hostile aux contaminants, tout en gardant le substrat colonisable par le champignon.
La pasteurisation solaire
Peu connue mais particulièrement intéressante pour les régions ensoleillées, la pasteurisation solaire utilise une parabole solaire (éventuellement couplée à un tracker solaire pour suivre la course du soleil) afin de concentrer les rayons sur le substrat placé au foyer. Elle peut se faire à l’eau chaude ou à la vapeur, selon la durée d’ensoleillement disponible.
Avantages : zéro énergie fossile, adapté aux fermes en autonomie. Inconvénient : dépendance totale à la météo et temps de montée en température plus long. Dans les trois cas (eau, vapeur, solaire), veillez à ce que le substrat redescende sous 38 °C avant d’introduire le mycélium, sous peine de l’altérer.
La pasteurisation anaérobie (par suppression d’oxygène)
La pasteurisation anaérobie est une méthode « froide » qui ne demande aucune source de chaleur. Il s’agit d’immerger complètement le substrat dans l’eau pendant au moins 10 jours : privés d’oxygène, la plupart des micro-organismes aérobies meurent, tandis qu’une fermentation partielle s’installe. Des glucides sont transformés en acides organiques, ce qui acidifie le substrat et crée un milieu sélectif.
Les pleurotes (Pleurotus spp.) apprécient particulièrement ce procédé : leur incubation est remarquablement rapide sur un substrat ainsi préparé. La recherche scientifique confirme cette efficacité (Wei Fang, 2019 ; Wei Fang, 2020). Limite principale : c’est une méthode longue (10-14 jours) et qui nécessite un bac ou un bassin de grande capacité.
Les substrats adaptés à la pasteurisation
La pasteurisation est particulièrement efficace sur les substrats bruts, peu supplémentés :
- Paille
- Copeaux grossiers
- Déchets agricoles fibreux (voir nos itinéraires techniques paille, pellet et sciure)
Comment savoir si une matière est “brute” ou “supplémentée” ?
- Plus elle est marron et dure, plus elle est ligno-cellulosique, donc pauvre en nutriments → adaptée à la pasteurisation.
- Plus elle est verte, souple ou riche en sucres/protéines, plus elle contient de nutriments → elle tend à être supplémentée, donc plus sensible aux contaminations et moins adaptée à la pasteurisation classique.
En résumé : les substrats riches attirent trop facilement les micro-organismes. Pour eux, la pasteurisation n’est pas suffisante : il vaut mieux se tourner vers la superpasteurisation ou la stérilisation.
Les risques de la pasteurisation
- La température
- Si elle est trop basse, les contaminants survivent et risquent de coloniser le substrat.
- Si elle est trop haute, vous videz la niche écologique : la flore protectrice disparaît, et le substrat devient vulnérable, comme un “stérile mal protégé”.
- La qualité du substrat de départ
Même avec une pasteurisation correcte, si le substrat contient déjà une grande quantité de spores de contaminants, il y a de fortes chances qu’ils réapparaissent ensuite.
C’est pourquoi il est indispensable d’utiliser des matières propres au départ : une paille bien stockée, une sciure fraîche, pas de matière déjà moisie ou fermentée de manière anarchique.
Pasteurisation à la chaux : protocole exact et dosage

La pasteurisation chimique à la chaux est une alternative dite « à froid » à la pasteurisation thermique. Elle est populaire chez les myciculteurs qui cultivent des pleurotes à la maison sans équipement de chauffe, car elle ne consomme ni gaz ni électricité pour monter en température.
Matériel nécessaire :
- Chaux hydratée (Ca(OH)₂, aussi appelée chaux éteinte), et non chaux vive, plus dangereuse à manipuler
- Un bac ou une poubelle plastique propre, d’une capacité adaptée à votre volume de substrat
- Gants, masque à poussière et lunettes de protection (la chaux est caustique)
- Papier pH ou pH-mètre pour vérifier le pH final (cible : 10-12)
Protocole étape par étape :
- Dosage : 2 g de chaux hydratée par litre d’eau (soit ~10 g pour 5 L, ~20 g pour 10 L).
- Dissolution : versez la chaux dans l’eau froide et remuez jusqu’à dispersion complète. Le pH doit monter à environ 12.
- Immersion du substrat : plongez la paille (ou la sciure grossière) dans le bain chaulé. Assurez-vous qu’elle est totalement submergée ; lestez si nécessaire.
- Trempage : laissez reposer 12 à 24 h à température ambiante. Le milieu alcalin neutralise les micro-organismes sensibles au pH élevé.
- Égouttage : sortez le substrat et laissez-le égoutter jusqu’à atteindre le « test du poing » : quand vous pressez fort, quelques gouttes s’écoulent mais la paille n’est pas détrempée.
- Inoculation : ensemencez rapidement, idéalement dans les heures qui suivent, avant que le pH ne redescende et que les spores latentes ne reprennent l’avantage.
⚠️ Limites à connaître : la chaux est efficace contre la plupart des moisissures de la paille, mais moins contre certaines bactéries alcalinotolérantes et contre les spores très résistantes. Elle est donc déconseillée pour les substrats riches (sciure supplémentée, grains, Master Mix) et pour les espèces à colonisation lente. Pour ces cas, privilégiez la super-pasteurisation ou la stérilisation.
Quels champignons pour la pasteurisation ?
La pasteurisation convient particulièrement aux espèces rapides et compétitives, capables de coloniser le substrat avant que d’autres micro-organismes n’aient le temps de s’installer.
- Pleurotes (Pleurotus spp.) : ce sont les champions de la colonisation rapide. Ils s’installent en quelques jours dans la paille pasteurisée, ce qui en fait le choix idéal pour cette méthode.
- Stropharia rugoso-annulata (strophaire vin rouge) : champignon de plein air, apprécié pour sa rusticité, il se développe volontiers sur des substrats peu transformés, pasteurisés ou compostés.
- Volvariella volvacea (champignon de paille tropical) → cultivé sur substrats pasteurisés en Asie, à base de paille de riz.
Superpasteurisation

Histoire de la superpasteurisation en myciculture
La superpasteurisation est apparue comme un compromis entre la pasteurisation traditionnelle et la stérilisation complète. Quand les myciculteurs ont commencé à utiliser des substrats plus riches que la simple paille, notamment des mélanges supplémentés à base de sciure, ils ont rapidement constaté que la pasteurisation ne suffisait plus. Ces substrats donnaient de meilleurs rendements, mais ils étaient aussi beaucoup plus sensibles aux contaminations.
C’est dans ce contexte que la superpasteurisation a vu le jour. La logique était la même que la pasteurisation classique. Mais au lieu d’une immersion longue dans l’eau chaude, on a choisi d’utiliser directement la vapeur d’eau. Pourquoi ? Parce que les substrats étaient déjà conditionnés dans des sacs plastiques contenant leur mélange solide et leur eau d’hydratation. Passer par une immersion risquait de déséquilibrer la teneur en eau ; la vapeur permettait donc de chauffer efficacement le substrat sans perturber son équilibre hydrique.
Historiquement, deux grands foyers ont contribué à son développement :
- En Asie, avec l’utilisation de la vapeur pour pasteuriser des substrats destinés notamment à la culture de la volvariella volvacea (champignon de paille), sur des mélanges à base de fumier.
- En Europe, avec les techniques de pasteurisation vapeur déjà connues dans le compostage du champignon de Paris, adaptées ensuite aux substrats ligneux pour d’autres espèces.
Cette méthode s’est largement diffusée dans les années 1970-1980, surtout en Occident, avec la popularisation de la culture du shiitake sur sciure. Aujourd’hui encore, elle reste très utilisée par les myciculteurs artisanaux qui travaillent des substrats ligneux supplémentés. Moins coûteuse qu’un autoclave, la superpasteurisation est une solution efficace et pratique pour traiter des volumes intermédiaires de substrats, de quelque tonne à dizaine de tonne par mois.
Base scientifique de la superpasteurisation
La superpasteurisation consiste à chauffer le substrat entre 90 et 95 °C pendant une durée prolongée, souvent entre 4 et 12 heures selon le volume et le degré de supplémentation.
À ces températures :
- La majorité de la flore compétitive (bactéries mésophile,thermophiles) est détruite.
- Les agents pathogènes et spores sensibles sont également neutralisés.
- Mais le substrat n’est pas totalement stérile : quelques micro-organismes résistants peuvent encore subsister.
👉 L’équilibre devient donc fragile : vous avez un substrat “nettoyé”, plus propre qu’après une pasteurisation classique, mais pas totalement vierge. Si vous tardez à l’inoculer, les contaminants restants peuvent reprendre l’avantage.
Exemple concret de l’effet du traitement à 95°C :
Si je prends un substrat de 3,5 kg (80 % pellets de bois, 20 % supplémentation animale), on estime qu’il contient entre 100 millions et 1 milliard de spores (10⁹) au départ.
Si vous partez de 1 milliard de bactéries végétatives :
→ il n’en reste aucune en pratique après superpasteurisation.
Si vous partez de 1 milliard de spores :
- à 4 h (240 min) → ~1,5 million survivantes (≈ ÷666)
- à 8 h (480 min) → ~2 300 survivantes (≈ ÷435 000)
- à 12 h (720 min) → ~3 ou 4 survivantes (≈ ÷294 millions)
Concrètement, au-delà de 12 h, la probabilité qu’il reste une spore vivante devient négligeable avec une charge initiale de 1 000 000 000 de spores. Mais attention : tout dépend de ce que contient réellement votre substrat au départ. Un substrat trop contaminé au départ coûtera plus d’énergie à traiter qu’il ne rapportera en champignons produits.
Méthodes, usages et risques de la superpasteurisation
Comment réalise-t-on une superpasteurisation ?
La superpasteurisation se réalise généralement dans des cuves vapeur isolées, en inox ou en plastique résistant à la chaleur comme le polypropylène. Une résistance interne (ou externe) chauffe l’eau, qui produit la vapeur nécessaire pour élever la température du substrat conditionné en sachets. L’objectif est de maintenir la masse du substrat entre 90 et 95 °C pendant plusieurs heures.
Pour être efficace, on ne se contente pas de mesurer la température de l’eau : une sonde est directement placée dans le substrat afin de contrôler précisément la température à cœur. C’est ce suivi qui garantit un traitement homogène et réellement efficace.
Les substrats adaptés à la superpasteurisation
Cette méthode est particulièrement adaptée aux substrats enrichis ou supplémentés, trop riches pour une simple pasteurisation, mais qui ne nécessitent pas toujours la stérilisation complète.
Un exemple classique est le Mastermix, souvent décrit comme 50 % de sciure et 50 % de coque de soja. Comme le soja est rarement disponible en France, on le remplace souvent par des mélanges de sciure et de son, ou encore de pellets pour l’alimentation animale. L’important, c’est l’apport protéique conséquent qui va stimuler le développement du champignon.
Dans ces substrats, la majorité de la charge bactérienne se trouve dans la supplémentation. C’est pour cette raison qu’une simple pasteurisation serait insuffisante : lil resterait trop de spores latentes pour trop de nutriments. La superpasteurisation, en revanche, permet d’assainir suffisamment ces mélanges pour que le mycélium colonise sans être dépassé par une contamination.
Les risques de la superpasteurisation
- Une dégradation des nutriments : un traitement thermique trop long, notamment au-delà de 12 h à 95 °C, peut entraîner une caramélisation des sucres ou une altération de certaines protéines. En conséquence le substrat peut devenir moins performant et pénaliser les rendements.
- Un vide biologique quasi complet : la flore est presque totalement détruite. Cela rend le substrat beaucoup plus fragile : il doit être ensemencé précautionneusement et rapidement, sinon les spores résistantes encore présentes risquent de tout envahir.
Axe mycologique : quels champignons pour la superpasteurisation ?
La superpasteurisation est idéale pour les champignons qui poussent sur des substrats un peu plus riches que la simple paille. Elle convient aussi à des espèces dont la colonisation est plus lente que celle des pleurotes, et qui seraient vite dépassées par la contanimation si elles étaient cultivées sur substrat pasteurisé.
- Shiitake (Lentinula edodes) → colonisation lente sur sciure ; la superpasteurisation réduit considérablement les pertes.
- Pholiote du peuplier (Agrocybe aegerita / pioppino) → substrats bois + enrichissement, meilleure réussite avec superpasteurisation.
- Nameko (Pholiota microspora) → champignon plus exigeant, préfère un substrat “nettoyé” mais pas nécessairement stérile.
- Pleurotus eryngii (pleurote du panicaut) → plus délicat que le pleurote en huître, qui a besoin d’un substrat plus propre.
Notez bien : tous les champignons adaptés à la superpasteurisation sont également adaptés à la stérilisation. En général, les rendements et la régularité sont meilleurs sous stérilisation, mais bien maitriser la superpasteurisation reste une option tout à fait viable pour réduire les coûts et simplifier le matériel.
Stérilisation

Histoire de la stérilisation en myciculture
La stérilisation est une pratique relativement récente dans l’histoire de la myciculture. Elle s’est imposée dans les années 1960-1970, à une époque où les cultivateurs ont commencé à s’intéresser à de nouvelles espèces lignivores qui demandaient des substrats bien plus riches que la simple paille. Mais la technique, elle, existait déjà depuis longtemps : au XIXᵉ siècle, dans le contexte des recherches de Louis Pasteur sur les maladies infectieuses, son collaborateur Charles Chamberland invente le premier stérilisateur à vapeur sous pression.
Avec l’essor du shiitake, des pleurotes exotiques, puis des champignons médicinaux comme l’héricium ou le reishi, les limites de la pasteurisation sont vite apparues. Ces champignons se développent sur des substrats supplémentés (sciure enrichie de son, mélanges bois et des matières protéiques), qui ne peuvent pas être “compostés” comme le fumier du champignon de Paris. Résultat : la fermentation naturelle ne fonctionne pas et la pasteurisation seule ne suffit plus à protéger le substrat des contaminations.
La superpasteurisation a alors été envisagée comme alternative, mais pour des volumes plus importants et pour une sécurité maximale, la stérilisation est devenue la méthode de référence, en particulier dans les grosses fermes à champignons et l’industrie fongique. Directement inspirée des pratiques de laboratoire en microbiologie, elle permet de détruire quasiment tous les organismes vivants du substrat, y compris les spores les plus résistantes.
Mais son usage ne s’arrête pas là. La stérilisation est également devenue incontournable pour la production de mycélium sur grain, la préparation de cultures liquides et la fabrication de géloses en conditions aseptiques, notamment chez les particuliers passionnés, elle s’est imposée comme une méthode centrale en myciculture de labo, car elle est simple et efficace à mettre en place.
Base scientifique de la stérilisation
La stérilisation consiste à soumettre le substrat à une température de 121 °C pendant 1 à 2 heures, sous pression (généralement 1 bar/15 psi). Ce traitement est rendu possible grâce à l’utilisation d’autoclaves ou de cuves industrielles de stérilisation.
À cette température et sous pression, on atteint le niveau nécessaire pour :
- Détruire bactéries, levures et moisissures présentes dans le substrat.
- Neutraliser même les spores résistantes qui survivent à la simple pasteurisation.
- Créer un substrat quasi vierge de toute vie microbienne.
Exemple concret de l’effet du traitement à 121 °C (stérilisation en autoclave)
Si je prends un substrat de 3,5 kg composé de 80 % de pellets de bois et de 20 % de supplémentation (granulés animaux), on estime qu’il peut contenir entre 100 millions (10⁸) et 1 milliard (10⁹) de spores au départ.
Si vous partez de 1 milliard de bactéries végétatives :
- après 15 à 20 minutes de traitement à 121 °C→ il n’en reste aucune en pratique après stérilisation.
Si vous partez de 1 milliard de spores :
- après 15 à 20 minutes de traitement à 121 °C → il en restera statistiquement entre ~100 et ~1 000 spores viables, selon la charge initiale.
C’est pour cela qu’on dit que “stérile” est un abus de langage : car en théorie, il peut toujours rester quelques spores extrêmement résistantes. Mais leur nombre est si faible qu’elles ne posent aucun problème si l’ensemencement est fait rapidement et dans de bonnes conditions d’asepsie.
Axe technique : méthodes, usages et risques
Comment réaliser une stérilisation en pratique ?
La stérilisation se fait dans des autoclaves : cela peut être une cocotte-minute pour les particuliers, un autoclave professionnel ou encore une grande cuve industrielle pour les fermes. Le principe repose sur la pression générée par la vapeur : en envoyant beaucoup de vapeur dans une enceinte fermée, la pression monte, ce qui permet à l’eau de dépasser 100 °C et d’atteindre environ 121 °C.
Le substrat est conditionné dans des sacs en polypropylène autoclavables, munis de filtres. Ces filtres sont indispensables : ils permettent au substrat de respirer (échanges gazeux) tout en empêchant les contaminants de pénétrer après le traitement. La durée du cycle dépend du volume du substrat : plus il est important, plus il faut prolonger le temps pour que la chaleur pénètre jusqu’au cœur.
Les substrats adaptés à la Stérilisation
La stérilisation est la méthode de choix pour les substrats riches en nutriments, dits supplémentés, qui seraient beaucoup trop sensibles aux contaminations si l’on utilisait une simple pasteurisation
- Master Mix (sciure + coque de soja), avec supplémentation importante.
- Sciure supplémentée avec du son.
- Substrats à base de grains (seigle, millet, maïs), utilisés pour la production de mycélium sur grain.
- Mélanges complexes protéique comme pour le cordyceps.
- Substrats de laboratoire : géloses en boîtes de Pétri et cultures liquides.
Les risques de la Stérilisation
- Coût et investissement : un autoclave représente un matériel lourd et coûteux, allant de quelques centaines d’euros pour une cocotte à plusieurs milliers pour un modèle professionnel. Pour une structure, c’est un investissement conséquent.
- Consommation énergétique : la stérilisation demande beaucoup de vapeur et donc une quantité non négligeable d’énergie.
- Asepsie obligatoire : après stérilisation, le substrat est biologiquement vide. Cela signifie qu’il n’y a plus de flore compétitive protectrice : la moindre contamination après le traitement peut anéantir toute la production. Il est donc indispensable de travailler dans un environnement propre, avec une organisation stricte, et d’ensemencer rapidement.
Tyndallisation : la double stérilisation des grains

La tyndallisation, du nom du physicien John Tyndall qui l’a formalisée au XIXᵉ siècle, est une technique de stérilisation fractionnée en deux ou trois cycles, particulièrement utilisée pour le mycélium sur grain (seigle, millet, blé, sorgho) et certaines préparations de laboratoire.
Pourquoi double stériliser ? Les céréales contiennent naturellement des endospores bactériennes (notamment Bacillus et Clostridium) extrêmement résistantes à la chaleur. Une seule passe à 121 °C pendant 90 minutes peut en détruire la majorité, mais il suffit qu’une seule endospore survive pour qu’elle contamine tout votre lot en quelques jours. La tyndallisation résout ce problème en exploitant le cycle de vie des endospores.
Protocole classique en deux passes :
- Premier cycle (J1) : stérilisez vos bocaux ou sacs de grains à 121 °C pendant 90 minutes. Ce cycle tue les formes végétatives et affaiblit les endospores.
- Incubation à température ambiante (J2) : laissez reposer 24 heures. Pendant ce temps, les endospores survivantes germent et reviennent à l’état végétatif, beaucoup plus vulnérable à la chaleur.
- Second cycle (J3) : refaites un cycle à 121 °C pendant 60 minutes. Les formes végétatives issues de la germination sont cette fois complètement détruites.
- Inoculation : laissez refroidir sans ouvrir le contenant, puis inoculez dès que les grains sont revenus à température ambiante.
Pour un niveau de sécurité maximal (production pro, souches rares), certains myciculteurs ajoutent un troisième cycle avec une deuxième incubation de 24 h entre le 2ᵉ et le 3ᵉ passage. Cette précaution est courante pour les lots de grains destinés à la commercialisation ou à la conservation longue durée.
💡 Astuce terrain : la tyndallisation demande plus de temps et d’énergie qu’une stérilisation simple, mais elle réduit drastiquement le taux de contamination des grains. Si vous avez régulièrement des bocaux qui virent au jaune/orange après quelques jours d’incubation (signal typique d’une contamination bactérienne), passer à la tyndallisation règle généralement le problème.
Pression et durée : le bon réglage de l’autoclave (15 psi / 121 °C)

Le réglage standard de l’autoclave en myciculture est 15 psi (≈ 1 bar) pour atteindre 121 °C. Cette association température/pression n’est pas arbitraire : elle correspond au seuil validé en microbiologie hospitalière et industrielle pour détruire la quasi-totalité des micro-organismes, y compris les spores thermorésistantes.
Pourquoi 15 psi et pas moins ? À pression atmosphérique, l’eau plafonne à 100 °C. En augmentant la pression à 15 psi, on élève le point d’ébullition à 121 °C. C’est ce palier qui permet de toucher les spores de Bacillus subtilis, Geobacillus stearothermophilus et autres endospores résistantes. À 10 psi (115 °C), le temps de stérilisation doit être multiplié par 4 pour atteindre le même niveau de sécurité, ce qui rend l’opération moins efficace énergétiquement.
Durée en fonction du volume et du substrat :
| Type de contenant / substrat | Durée à 15 psi / 121 °C |
|---|---|
| Gélose en boîte de Pétri (couche fine) | 15-20 min |
| Culture liquide (flacon 250-500 mL) | 20-30 min |
| Bocaux de grains (1 L) | 75-90 min |
| Sacs de grains (2-3 kg) | 90-120 min |
| Sacs de substrat Master Mix (3-4 kg) | 150-180 min |
| Cuve industrielle (volumes > 50 kg) | 3-6 h selon la centrale vapeur |
⚠️ Règle d’or : le chronomètre ne démarre qu’une fois les 121 °C atteints à cœur du substrat, pas au début du cycle. Pour les gros volumes, placez une sonde thermique au centre du sac ; sinon, comptez 30 à 45 minutes de montée en température avant de commencer à chronométrer le palier.
💡 Tip achat cocotte-minute : si vous équipez un petit laboratoire, préférez une cocotte avec jointure métal-métal (inox sur inox) plutôt qu’une jointure en caoutchouc. Elle est plus solide, supporte sans broncher les cycles répétés à 121 °C, et il est toujours possible de débloquer le couvercle même après un cycle prolongé. Les cocottes domestiques à joint caoutchouc finissent par se déformer et perdre en étanchéité.
💡 Pour aller plus loin sur le choix du matériel (cocotte, autoclave semi-pro, cuve industrielle), consultez notre guide complet pour choisir son stérilisateur.
Quels champignons pour la stérilisation ?
La stérilisation est réservée aux espèces lentes à coloniser ou nécessitant des substrats fortement supplémentés. Dans ces cas-là, une flore compétitive n’est plus un atout, mais un handicap. Elle est adapté à :
- Hericium erinaceus (crinière de lion) et Hericium americanum → substrats supplémentés, croissance lente, très vulnérables aux contaminants.
- Ganoderma lucidum (reishi) et autres Ganoderma → longue colonisation, besoin d’un substrat très propre.
- Grifola frondosa (maïtaké) → croissance exigeante et lente, stérilisation fortement conseillée.
- Cordyceps militaris → substrat très spécifique (riz, céréales supplémentées, oeufs), extrêmement sensible. Uniquement en stérilisation.
Bien que la stérilisation soit adaptée à pratiquement tous les champignons cultivés sur des substrats supplémentés, et que la superpasteurisation reste une alternative valable dans de nombreux cas, elle n’atteint pas le même niveau de rigueur. Pour des cultures de plus grande échelle, à visée industrielle, la stérilisation demeure la méthode la plus efficace et la plus fiable.
Comment savoir si votre stérilisation a réussi ?

Savoir si votre traitement a été efficace ne se voit pas immédiatement : le verdict tombe dans les jours qui suivent l’inoculation. Voici les indicateurs concrets à surveiller pour diagnostiquer la qualité de votre stérilisation (ou de votre pasteurisation), et que faire quand ça part de travers. Pour un diagnostic en amont, lisez aussi notre article sur les 6 sources de contamination en culture de champignons.
Les signaux visuels de réussite (J+3 à J+14)
- ✅ Mycélium blanc franc qui progresse depuis le point d’inoculation, sans autre couleur concurrente
- ✅ Odeur caractéristique : odeur de champignon frais, de sous-bois ou légèrement « terreuse » selon l’espèce
- ✅ Absence de liquide de contamination au fond du sac ou du bocal (pas de flaque jaune, rouge ou noire)
- ✅ Pression positive dans le sac (il gonfle légèrement sous l’effet du métabolisme du mycélium)
Les signaux d’échec et leurs causes probables
| Ce que vous observez | Cause probable | Que faire |
|---|---|---|
| Moisissure verte (Trichoderma) | T° de stérilisation trop basse, ensemencement en milieu non aseptique, substrat de départ déjà contaminé | Jeter le lot, revoir la durée du cycle et l’asepsie |
| Moisissure noire (Aspergillus, Penicillium) | Filtre du sac défectueux, refroidissement à l’air libre non protégé | Vérifier les filtres, refroidir en zone propre |
| Liquide jaune/orange au fond + odeur acide | Contamination bactérienne (Bacillus), endospores ayant survécu | Passer à la tyndallisation pour les grains |
| Mucus visqueux brun/rose | Bactériose humide, substrat trop mouillé | Réduire l’humidité du substrat, stériliser plus longtemps |
| Mycélium très lent ou absent | Substrat surcuit (caramélisation à > 12 h / 95 °C) ou souche faible | Réduire la durée, vérifier la vitalité de la souche |
| Odeur « rance » ou sulfureuse | Surchauffe prolongée, dégradation des protéines | Respecter les durées du tableau ci-dessus |
Le test de stérilité à blanc (pour valider votre process)
Si vous débutez ou si vous inaugurez un nouvel autoclave, faites un test à blanc avant de lancer une production : stérilisez quelques bocaux ou sacs sans les inoculer et incubez-les à 22-25 °C pendant 10 à 14 jours. Si aucun développement visible n’apparaît (pas de moisissure, pas de liquide, pas de pression anormale), votre process est validé. Si des contaminations apparaissent, c’est que votre cycle est insuffisant ou que vos filtres laissent passer des contaminants.
💡 Pour aller plus loin sur le diagnostic des contaminations, consultez notre guide complet : Contaminations en culture de champignons : pourquoi elles arrivent et comment les éviter.
Conclusion
La maîtrise du traitement des substrats, c’est l’une des fondations de la culture de champignons. Selon l’espèce que vous souhaitez cultiver, le type de substrat que vous mettez en œuvre et vos moyens techniques, vous devez choisir la méthode la plus adaptée.
La pasteurisation reste la plus simple et la plus accessible : elle fait un bon ménage bactérien et fongique, conserve une flore protectrice, et convient parfaitement aux champignons rapides comme les pleurotes, cultivés sur paille ou autres substrats bruts.
La superpasteurisation est un compromis idéal pour les fermes de taille intermédiaire : elle nettoie plus profondément, s’adapte aux substrats supplémentés de manière modérée, et permet de cultiver des espèces plus exigeantes comme le shiitake, le pioppino ou encore la crinière de lion, à condition d’ensemencer rapidement et dans de bonnes conditions.
La stérilisation, enfin, est la méthode la plus stricte. Elle produit un substrat biologiquement vide, extrêmement propre, indispensable pour les substrats fortement supplémentés, très sensibles aux contaminations. C’est aussi la technique incontournable pour toutes les étapes de laboratoire (grains, cultures liquides, géloses). Elle est la plus fiable, et permet de cultiver pratiquement toutes les espèces, sauf celles qui nécessitent une flore microbienne associée, mais elle demande un matériel adapté, une forte consommation d’énergie et une hygiène irréprochable.
Merci d’avoir lu cet article sur la Stérilisation VS Pasteurisation VS Super-Pasteurisation [Substrat à champignons] ! Si vous avez des questions ou des remarques, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire 🙂
FAQ – Pasteurisation, superpasteurisation et stérilisation des substrats
Quelle est la différence entre pasteurisation, superpasteurisation et stérilisation ?
La pasteurisation (70-80 °C) abat les formes végétatives et laisse une flore protectrice (substrat sélectif). La superpasteurisation (90-95 °C) nettoie plus profondément sans stériliser. La stérilisation (121 °C sous pression) détruit presque toute la vie microbienne, y compris la plupart des spores (substrat neutre).
Quelles températures et durées viser pour chaque méthode ?
Pasteurisation : 70-80 °C pendant 1-2 h ou plusieurs heures à la vapeur. Superpasteurisation : 90-95 °C pendant 4-12 h. Stérilisation : 121 °C à ~15 psi pendant 15-120 min selon le volume.
Quels substrats conviennent à la pasteurisation ?
Paille, copeaux grossiers, déchets agricoles fibreux (substrats bruts et peu nutritifs).
La pasteurisation chimique à la chaux : quel dosage ?
En pratique : environ 2 g de chaux hydratée par litre d’eau pour paille/sciure.
Quelles espèces sont adaptées à la pasteurisation ?
Pleurotes (Pleurotus spp.), strophaire vin rouge ; en Asie, Volvariella sur paille.
Qu’est-ce que la superpasteurisation et quand l’utiliser ?
Traitement 90-95 °C pendant 4-12 h en cuve vapeur isolée (sonde au cœur). Idéal pour sciure + son et substrats modérément supplémentés.
Quels champignons pour la superpasteurisation ?
Shiitake, pioppino, nameko, Pleurotus eryngii (tous conviennent aussi à la stérilisation).
Comment fonctionne un autoclave à 121 °C ?
La vapeur augmente la pression dans une enceinte fermée, ce qui élève le point d’ébullition de l’eau ; on atteint 121 °C et on stérilise le substrat en sacs PP filtrés.
Quels substrats exigent la stérilisation ?
Sciure fortement supplémentée (Master Mix, etc.), grains (mycélium sur grain), mélanges complexes pour médicinaux, géloses et cultures liquides.
Pourquoi “stérile” est un abus de langage ?
Le cycle standard (121 °C/15-20 min) vise un niveau de sécurité très élevé (≤ 1 survivant pour 1 000 000 d’unités), mais quelques spores extrêmement résistantes peuvent subsister : d’où l’importance d’ensemencer vite et proprement.
Quels sont les risques majeurs ?
Pasteurisation : mauvaise T° = survie ou perte de flore protectrice. Superpasteurisation : ensemencer rapidement, éviter la surcuisson (caramélisation). Stérilisation : coût/énergie et asepsie stricte post-traitement.
Comment choisir la bonne méthode ?
Brut/rapide → pasteurisation ; enrichi/intermédiaire → superpasteurisation ; riche/lent/labo → stérilisation. Croisez substrat, espèce, moyens.
Combien de temps stériliser à la cocotte-minute ?
Pour des bocaux de grains de 1 L : 75 à 90 minutes à partir du moment où la soupape siffle (≈ 15 psi / 121 °C). Pour des sacs de substrat Master Mix de 3 kg : 150 à 180 minutes. Ajoutez 30 à 45 minutes de montée en température avant de démarrer le chronomètre.
Peut-on stériliser un substrat sans autoclave ?
Pour les substrats peu supplémentés (paille, copeaux), oui : une super-pasteurisation à 90-95 °C pendant 8 à 12 heures dans une cuve vapeur DIY (type pasteurisateur vapeur maison) remplace avantageusement la stérilisation. Pour les grains et les substrats fortement supplémentés (Master Mix, cordyceps), l’autoclave ou la cocotte-minute reste incontournable.
Quelle pression (psi) pour un autoclave en myciculture ?
15 psi (≈ 1 bar), qui correspond à 121 °C. Ne descendez pas en dessous de 10 psi (115 °C) : à cette pression, il faudrait quadrupler le temps de cycle pour atteindre le même niveau de stérilité. Montée au-delà de 20 psi ? Inutile et potentiellement dangereux pour une cocotte-minute domestique.

Bonjour, au cas où le substrat serait basique quel acide preconisez-vous pour la correction du pH.
Merci et bonne journée.
Bonjour Patrick, pas besoin d’ajouter de l’acide si le pH ne dépasse pas 10. Les enzymes des champignons modifieront à leur guise le pH du milieu pour qu’il leurs soit favorable 🙂
ATTENTION, grave erreur dans les unités de pression (PSI / BARS), un PSI est une unité anglaise « pound per square inch » qui n’est pas du tout équivalent a l’unité métrique que sont les bars. 15 PSI = 1 bar !
Si quelqu’un essaye de stériliser son matériel avec 15 bars de pression il risque des blessures très graves voir la mort… une bouteille de bière est à 3 bars et peut déjà se transformer en véritable grenade si elle est laissée au soleil et/ou qu’elle prend un choc… alors 15 bars c’est la mort assuré.
Merci, j’ai corrigé mon erreur d’inattention 🙂
Bonjour,
Peux tu me donner ton avis sur les stérilisateurs électrique ?
Serait il aussi efficace qu’une cocotte minute ?
Merci d’avance pour ta réponse et également pour toutes les informations que tu fournis sur ton blog =).
Salut Antoine,
Les stérilisateurs électriques fonctionnent avec de la chaleur, mais ne créées pas de pression. La cocotte minute vas permettre de réaliser une pression, et donc d’augmenter la température de traitement du substrat, par rapport au stérilisateur électrique. On peut éventuellement créer de la pression, lors de la fabriquant le mycélium sur grain, dans un pot en verre fermé (type Leparfait). La pression se créera à l’intérieur durant le processus de chauffe.
Bonjour, quelle serait la méthode pour stériliser ou pasteuriser du marc de café ?
Je le fais sécher pour éviter les moisissures en attendant d’en avoir suffisamment mais ensuite je suppose qu’avant de le mélanger avec le mycelium il faut le chauffer.
Certains semblent utiliser le micro-onde, qu’en pensez vous ?
Bonjour,
Pour du marc de café je préconise une stérilisation ou bien une pasteurisation thermique assez longtemps (2h30) environ. Il a un C/N autour de 25, ce qui en fait un élément assez sensible à la contamination.
Quel technique utilisée pour la bagasse de canne à sucre stérilisation ou pasteurisation
Avec un C/N de 35 à 45, la bagasse de canne à sucre contient pas mal d’azote. Je pense que vous pouvez effectué un pasteurisation prolongé pour commencer. Si cela ne suffit pas, je vous conseil alors de passer à une stérilisation.
Bonjour,
D’abord merci pour la mine d’information que vous nous mettez à disposition ici.
J’ai pas mal de fumier de cheval à ma disposition, j’aurais voulu avoir votre avis sur la pasteurisation du compost qui en est issu.
Je souhaite réaliser une petite utilisation pour tester, mais je bute un peu sur cette étape. Je ne vois personnellement qu’une solution (incomplète) à savoir : chauffer dans une grande gamelle de l’eau jusqu’à ébullition et y incorporer le compost. Mais le soucis est à la fin, comment faire pour que le compost ne parte pas avec l’eau ?
J’hésite même à essayer en milieu extérieur. C’est à dire incorporer du mycélium (Champignon de Paris) directement dans une partie déjà composter d’un tas de fumier de cheval et le laisser jusqu’à fructification (automne lors de la chute des températures). (Un peu comme les pleurotes sur bois).
Qu’en pensez-vous ?
Merci pour vos réponses
Bonjour,
Je suis actuellement en train de bien me documenter sur la Culture des champignons de composte, étant donné que j’ai moi même des lacunes à l’heure actuel. Ce que je peux vous dire, c’est que la pasteurisation s’effectue dans de grande étuves avec de la vapeur très chaude durant plusieurs heures.
Je n’ai pas fait d’essaie, mais essayer votre méthode, peut être en mettant de composte dans un sac tissé. Pour ce qui est de l’incorporation directement en extérieur cela peut également marché si le substrat n’est pas trop au soleil.
Je serai curieux de connaitre la suite de vos expériences. 🙂
Andréas
Si j’ai un peu de temps j’essaierai et je reviendrais vers vous.
Merci de votre réponse.
Gauthier
Bonjour,
J’ai pasteurisé des graines de tournesol à la chaleur (80°C pendant 2h), j’ai malheureusement eu des contaminations plusieurs jours plus tard…
Je les ai aussi pasteurisé à la chaux, elles ont malheureusement germé, ce qui est logique…
J’envisage donc de tester avec une double pasteurisation à la chaleur puis à la chaux pour les graines de tournesol. Petites questions : cela vous semble-t-il judicieux? Et, peut-on mettre de la chaux dans de l’eau chaude et si oui y a-t-il une température à ne pas dépasser? Ca serait évidemment parfait si je pouvais coupler les 2 pasteurisations dans un seul et même temps, de la chaux à 80°C cela est-il possible?
Merci pour vos réponses 🙂
Bonjour, pour les graines je vous conseil vivement l’utilisation de la stérilisation plutôt que de la pasteurisation. Ce sont des matières très riches en nutriment et très sensible à la contamination. Traitement par stérilisation : 1h à la cocotte minute ( pression ) à ajuster en fonction des résultats.
Je viens d’acquérir un ozono-purificateur (Mariner) qui produit 500 mg/h. Est-il possible de stériliser de la paille ou de la sciure ? Il est possible de faire barbotte le gaz dans l’eau ou de souffler le gaz sur le substrat.
Bonjour, je n’ai jamais utilisé l’ozone pour la désinfection? Je l’aurais personnellement utilisé pour purifier un atmosphère plutôt d’un substrat. A essayer ?
Merci pour ces exposés détaillés, ils sont précieux et j’y reviens souvent. J’ai acquis récemment un ozonateur, un appareil qui produit de l’ozone qui est un puissant stérilisateur. Je n’ai trouvé aucun article sur l’utilisation de l’ozone en myciculture. En connaissez-vous? Avez-vous une idée sur le sujet ?
Re bonjour Bernard,
L’ozone est une molécule de dioxygène + une troisième molécule d’oxygène (03 au lieu de 02 donc) L’ozone au contact des virus et autres micro-organismes les oxyde simplement. C’est le même fonctionnement que le peroxyde d’hydrogène ( H202) Si vous parvenez à « gazer » l’eau de traitement du substrat cela peut théorique fonctionner ! Je n’ai pas de donné à vous donner concernant le dosage.
Pourrait on pour des petite quantité de substrat utiliser un four à micron onde.
Dans ce cas quel puissance et pendant combien de temps?
Bonjour,
C’est théoriquement possible. Mais je n’ai pas la moindre idée des paramètres. Il va falloir tester et améliorer le processus au fur et à mesure en faisant en sorte de modifier seulement le paramètre « temps » et « puissance ». Je commencerais avec la puissance maximale et un temps de 2 à 3 min. Si vous faites des expériences, je serais intéressé d’avoir votre retour.
bonjour,
merci pour ton travail!
je suis agriculteur , j expérimente une petite production de champignon (environ 2t de substrat) pour le moment je l achète près à fructifier, pour des raison évidente de coût , j aimerais commencer à produire une petite partie .
pour les substrat à base de paille pas de problème, mais as tu une idée pour stériliser une quantité moyen de plusieurs kilos de substrat type sciure ou pellet.
l autoclave dans c’est dimension n’est juste pas envisageable en terme de prix
As tu une solution pour stériliser les substrats, là où la pasteurisation n’est pas suffisante ?
merci
Bonjour !
Merci pour ton commentaire 🙂
La sciure et le pellet de bois peuvent être pasteurisés de la même manière que la paille thermiquement ou chimiquement. Si jamais c’est insuffisant une « super-pasteurisation » peuvent être réaliser, en utilisant de la vapeur chaude ( environ 100°C ) et sans pression, mais durant une temps relativement long 12 à 24h. Mais cette méthode est plutôt destinée aux substrats supplémentés.
Bonjour,
Une fois le substrat pasteurisé par anaérobie, quelle proportion de mycélium (lardage) est recommandé sachant que mes conditions d’asepsie sont mauvaises et que c’est pour de la culture en seaux.
Y a-t-il une contre-indication à utiliser de la paille de lin ?
David
Bonjour David,
Je n’ai pas de contre indication pour la paille de lin, à ma connaissance. Je conseil un lardage entre 10 et 20 %, quitte à baisser le taux d’inoculation si les résultats sont bons.
Bonsoir,
J’ai une autre question.
Faute de temps, est-il possible de cumuler les avantages des 2 types de pasteurisation à fois, par anaérobiose et pas trempage dans une solution basique? C’est à dire tremper 24h à 10 jours dans une solution à pH de 11 à 13?
Par ailleurs pour la pasteurisation par anaérobie il est conseillé 10 jours minimum. Y a-t-il un maximum?
David
Bonjour Andreas !! Merci pour tes reponses !!par contre cette question très pertinente n’ a pas été repondu ! Merci
Merci c’est fait 🙂 c’était un oubli 🙂
Bonsoir David,
Oui, tu peux cumuler les deux méthodes : un trempage dans une solution basique (pH 11 à 13) pendant 12 à 24h, suivi d’une fermentation anaérobie. Ce combo renforce l’effet assainissant, mais inutile de laisser le substrat plusieurs jours dans la solution basique, car ça pourrait le détériorer.
Pour l’anaérobiose, 10 jours est un minimum efficace. Au-delà, tu peux aller jusqu’à 2-3 semaines, mais il faut surveiller l’odeur et la texture : si ça devient trop acide ou putride, mieux vaut ne pas ensemencer.
Bonjour,
je pensais acheter une central vapeur (vapeur seche 180 °) pour stériliser mon substrat est ce une bonne idée?
merci
Bonjour,
C’est un très bonne idée ! C’est avec ce genre d’appareil que le substrat composté des champignons de Paris est également traité.
Bonjour,
Oui c’est une très bonne idée ! C’est également avec ce genre d’appareil que l’on traite le substrat à base de compost des champignons de Paris.
Bonjour quelques questions me viennent la stérilisation et pasteurisation permettent de supprimer les bactéries mesophile et de permettre le développement des bactéries thermophile, avec le système anaérobie ou même avec la cendre et la chaux on est bien d’accord que le développement des bactéries thermophile ne peut pas se faire puisqu’il faut une température au dessus de 40 ? Autre question es que si un substrat est composé en partie de dreshes pasteurisé à chaud et une partie de paille pasteurisé par anaérobie cela pourrait fonctionner et donner une longueur d’avance aux bactéries thermophile ?
Bonjour.
Attention, la stérilisation détruit la flore mésophile et thermophile ( tous les microorganismes en soi.)
Oui, pour le développement de la flore thermophile il faut en effet de la chaleur.
La vraie question que vous devriez-vous poser par rapport à votre mélange c’est : Es-ce mon mélange va donner une longueur d’avance au mycélium ? Les flores microbiennes permettent un équilibre du substrat par leur présence/absence, mais le but premier ne devrait pas être de les favoriser. Et les bactéries thermophiles ne se développent pas à la même température que le mycélium ( habituellement entre 20 et 25°C), donc elles n’auront pas de longueur d’avance. Faites attention aux drêches pasteurisées, ce sont des éléments sensibles à la contamination.
Bonjour Andréas,
Petite question concernant la stérilisation, j’utilise un cookeo 😅 n’ayant pas la place pour stocker un autre système pour la stérilisation.
J’ai u mal à trouvé le temps de stérilisation pour du grain, je subit des contaminations de trychoderma,
Pour le substrat de plet de paille j’ai beaucoup moins de problème.
La pression du cookeo serai de 11psi et le cycle maxi en mode sous pression est de 1h40.
Quelle serait pour toi la durée approximative ??et est ce qu’un rajout de sciure de bois dans les graines pourrait aider ?
Merci d’avance
Bonjour Cédric,
Pas de soucis si la pression est plus base, il faut simplement allonger le temps. Je testerais avec le cycle maximal à 1h40 pour le grain, et j’ajusterais en fonction du résultat. La sciure peut aider dans le sens ou elle augmentera le C/N et donc diminuera le risque potentiel de contamination.
Bien à toi.
Hello,
Comme j’ai écrit ailleurs sur ce site, il n’existe pas d’être vivant pouvant survivre a plus de 125 degrés Celcius…. encore faut il etre certain de les avoir atteint quand on ne dispose ni de thermomètre au cœur du batch à stériliser ni d’indicateur de pression sur son autocuiseur a moins de l’avoir bricolé; Une solution, peut être, dans ces pastilles adhésives thermosensibles (celles de la série 4) qui valent, certe, un peu cher un peu cher (et pour lequel je ne touche aucun royaltie) mais qui évitent de gâcher plusieurs semaines de temps et quantité de substrat.
https://th-industrie.com/temperature/135-30866-pastille-clock-5-temperatures.html#/719-n_serie_thermax-4
++
je répond aussi a Pascal a propos de la stérilisation au four a micro-ondes;
Ce n’est pas le temps qui compte mais la montée en température du batch (il est évident que stériliser 500grammes ou bien 2Kg ne prendra pas le même temps à puissance égale)
Perso, l’an passé j’ai stérilisé des copeaux de tronçonneuse à chaine: détrempés durant une journée puis égouttés par batch de 1kg et mis au micro-onde durant 12 minutes à pleine puissance dans un récipient fermé mais pouvant laisser sortir la vapeur.
Une fois refroidis les copeaux sont secs et prêts à etre réhydratés et inoculés (pour moi, ce fut avec de la pleurote grise)
Bonjour
Merci pour toutes ces explications, c’est vraiment super.
Pensez vous qu’il est possible d’utiliser la pasteurisation à la chaux pour pasteuriser les graines, car j’ai pas mal de soucis de trichoderma en ce moment sur mes grains stérilisés en cocotte.
Merci d’avance
Bonjour et emrci de votre commentaire 🙂
Les graines sont très sensible à la contamination, donc une stérilisation est préférable. Vous pouvez également utiliser du permanganate de sonde en trempage + une pasteurisation thermique à la suite, mais je déconseille l’utilisation uniquement de la pasteurisation à la chaux.
Bonjour tout d’abord merci pour votre contenu partagé gratuitement. Savez vous si la pasteurisation par la chaux eteinte est accepté pour obtenir un certificat bio ? Ensuite peut on vider son eau basique dans son jardin ( s’en servire comme desherbant par exemple) ou cela n’est pas du tout ecologique ? merci par avance.
Bonjour, merci du retour ! 🙂
En ce qui concerne la pasteurisation à la chaux, il n’est mentionné nul par son interdiction. Il y a actuellement un vide administratif à ce propos, donc je ne saurais pas vous répondre dans l’immédiat. Je vous conseil de contacter directement écocert.
Je vous conseil d’utiliser un neutraliser de ph basique, par exemple du pH- utiliser pour les piscines ou bien du vinaigre blanc pour descendre au moins à ph=8
Bien à vous 🙂
Andréas
J’en avais assez de rater mes stérilisations de grains dans une cocotte-minute; La température n’y monte pas assez et même en laissant plus de 30 minutes de rotation les grains prennent le vert.
Alors, au grand maux les grands remèdes. Fini les 0.5 bars au dessus de PA et leur petits 115 a 118°C; Il me fallait passer à l’autoclave ; Hélas le truc n’est simple à trouver en France et ce qui existe est gros et cher, même d’occasion.
J’ai donc décidé de m’en faire un et tant qu’a faire, de ne pas réguler la pression par fuite de vapeur comme dans les cocottes qui risquent toujours de manquer d’eau, mais en régulant la pression par la celle de la chaleur de la plaque halogène.
Quelques essais plus tard, je suis arrivé a obtenir 2 bars au dessus de PA soit 3 bars absolus, sans aucune perte de vapeur et donc une température de 133°C
A cette température au coeur du sac il ne faut guère plus de 5 minutes pour tout stériliser.
Là, enfin, fini le vert dans les sacs ou les pots.
J’ai prévu de réguler a 1.5 ou 2.0 ou 2.5 ou même3.0 bars au dessus de PA mais je n’ose pas trop pousser mémère dans les orties….
Coté sécurité, j’ai deux dispositifs indépendants, celui de la soupape de chauffe eau tarée a 2.5 bars et celui de la bille habituelle taré a 2.8 bars grâce a un changement du ressort.
(j’ai fait photo et courte vidéo)
Pour Texereau:
Si vous cultivez bio et, comme je le fais, amendez votre terrain avec des végétaux et du bois composté ainsi que vos restes de cultures de champignons, il y a de fortes chances pour que votre terre s’acidifie peu a peu.
Y déverser de l’eau a PH supérieur à 7 ne peut que lui être bénéfique sauf à vouloir cultiver des plantes acidophiles.
Bonjour et un grand merci pour tous vos conseils ! Pour une La pasteurisation au peroxyde d’hydrogène, deux questions : est-ce qu’on peut ajouter le peroxyde directement dans l’eau d’ajout du substrat sec ? Pour dilution finale de la solution à 0,3%, en prenant un peroxyde à 3%, combien de peroxyde pour 1 litre d’eau ?
Bonjour Raph,
Avec un peroxyde à 3 %, il faut 100 ml de peroxyde pour 900 ml d’eau afin d’obtenir une solution finale à 0,3 %.
Oui, tu peux l’ajouter directement dans l’eau d’hydratation du substrat sec, à condition que le substrat soit bien homogénéisé et utilisé rapidement après traitement.