Le champignon de paille, Volvariella volvacea, aussi appelé volvaire volvacée, est une espèce de climat chaud. On le cultive traditionnellement en Asie, sur des résidus agricoles comme la paille de riz.
Mais voilà ce qu’un tableau de paramètres ne vous dit pas : la volvaire ne se cultive pas comme un pleurote sur paille. Le parcours en salle décrit par l’ICAR, l’organisme public indien de recherche agricole, enchaîne un compostage, une pasteurisation et un conditionnement thermique.
Viennent ensuite quatre à cinq jours de colonisation à 32–35 °C. Avant tout essai, la vraie question est donc de savoir si votre installation peut tenir cette séquence.
Je préfère être clair dès le départ : cette fiche donne les étapes, les températures et les durées, mais ni la formulation complète du substrat ni le taux d’ensemencement. Vous trouverez ici un itinéraire à comprendre puis à tester sur un petit lot. Ce n’est pas une recette clé en main.
Dans cet article, je vous présente :
- ce que l’espèce exige et ce que votre installation doit pouvoir tenir ;
- les deux parcours documentés, en bottes ou en salle sur étagères ;
- les étapes de préparation du support ;
- le passage de la colonisation à la fructification ;
- ce qu’il faut vérifier quand rien ne pousse ;
- la récolte et la façon de décider de la suite de votre essai.
Champignon de paille : l'espèce et les exigences à vérifier
Le nom de genre Volvariella vient de la volve. C’est l’enveloppe membraneuse qui entoure le jeune champignon, puis reste en forme de coupe à la base du pied. Le nom « champignon de paille » rappelle sa culture traditionnelle sur paille de riz. Attention à la confusion : ce n’est pas un pleurote (Pleurotus spp.) cultivé sur paille, et son itinéraire est différent.
Si vous comparez encore plusieurs espèces, vous pouvez découvrir les autres espèces de champignons à cultiver. Ici, je me concentre sur l’itinéraire propre à la volvaire.
Ne transposez pas les procédés utilisés pour les pleurotes
Vous vous demandez peut-être si les méthodes utilisées pour les pleurotes (sacs, seaux, fermentation en immersion…) conviennent aussi à la volvaire. Rien dans la documentation retenue pour cet article ne permet de l’affirmer. Je vous recommande de ne pas mélanger les itinéraires. Le parcours décrit ici a sa propre logique : un compostage court, puis une pasteurisation et un conditionnement thermique faits directement dans la salle de culture.
Ce que votre installation doit pouvoir tenir
Avant d’engager des frais, comparez votre équipement aux exigences du parcours en salle. Il doit vous permettre de :
- monter à 62–64 °C pendant 3 à 4 heures dans la salle de culture elle-même, puisque la pasteurisation s’y fait ;
- maintenir 45–50 °C pendant 2 à 3 jours pour le conditionnement ;
- redescendre le substrat à 30–35 °C avant l’ensemencement ;
- tenir 32–35 °C pendant 4 à 5 jours de colonisation ;
- garder la salle à 28–32 °C et à 80–85 % d’humidité relative pendant la fructification. Il faut aussi prévoir des apports d’air neuf intermittents et 4 à 5 heures d’éclairage par jour, sur une période de récolte annoncée de 20 jours.
Ajoutez à cette liste l’inoculum. C’est le mycélium développé sur un support, appelé spawn, que l’on mélange au substrat. Je ne recommande pas de fournisseur ici, et rien ne garantit que vous en trouverez facilement. Assurez-vous de pouvoir l’obtenir avant de lancer le compostage : les étapes de préparation s’enchaînent sur quelques jours et ne vous laisseront pas le temps d’attendre une livraison.
Mesurer les bonnes grandeurs
Les consignes de la fiche portent sur quatre grandeurs différentes :
- la température du substrat, relevée dans le support avec une sonde ;
- la température de l’air de la salle ;
- l’humidité relative (HR), c’est-à-dire la quantité de vapeur d’eau dans l’air par rapport au maximum possible à cette température ;
- la teneur en eau du support, c’est-à-dire la part d’eau contenue dans le substrat lui-même.
La fiche n’indique pas toujours ce qui est mesuré : je le signale à chaque étape. Personnellement, je vous conseille de relever l’air et le substrat à chaque phase. Ainsi, vous pourrez comparer vos lots même quand la consigne est ambiguë.
Relevez vos conditions réelles, y compris la nuit
Une salle qui reste dans la bonne plage l’après-midi peut en sortir pendant la nuit. Avant tout essai, je vous recommande de suivre la salle pendant plusieurs jours avec un enregistreur, jour et nuit. Vérifiez aussi vos sondes en comparant leurs mesures. Cette étape ne figure pas dans la fiche, mais c’est une précaution simple : si vos relevés sortent des plages ci-dessus, mieux vaut le savoir avant d’avoir composté la paille.
Bottes ou culture en salle : choisir un parcours cohérent
On trouve déjà en français des tableaux de paramètres par phase, présentés comme traduits d’ouvrages. Ils donnent une idée des besoins de l’espèce. En revanche, ils n’expliquent ni comment préparer le support, ni dans quel ordre changer les réglages. Pour cela, il faut partir d’un parcours complet. Les sources consultées en décrivent deux.
Deux parcours à ne pas mélanger
| Critère | Lits en bottes | Parcours en salle sur étagères |
|---|---|---|
| Source | Guide commercial de culture, contexte indien | Fiche technique de l’ICAR |
| Matières décrites | Bottes de paille de riz trempées | Paille de riz et déchets d’égrenage du coton |
| Préparation | Trempage des bottes, puis empilement en lits (quatre couches dans le guide consulté) | Humidification, compostage extérieur, mise sur étagères, pasteurisation, conditionnement, refroidissement |
| Place dans cet article | Comparaison seulement : doses et réglages non repris | Étapes et plages détaillées plus bas, avec leurs lacunes |
Dans la suite, je m’appuie sur le parcours en salle. Il correspond à une salle de culture dont vous réglez le climat, et une fiche institutionnelle le décrit étape par étape.
Attention : n’inventez pas de protocole hybride. Les doses et réglages de la méthode en bottes, comme ceux des tutoriels sur les pleurotes, ne comblent pas les manques du parcours en salle. Si vous les mélangez, vous ne pourrez plus savoir ce qui a fonctionné ou non.
Les limites de la fiche
La fiche de l’ICAR est une présentation condensée, établie dans un contexte asiatique. Ses durées et ses plages décrivent ce parcours. Elles ne garantissent ni un résultat, ni une adaptation directe à une ferme française. Il y manque surtout :
- les proportions entre paille de riz et déchets d’égrenage du coton ;
- les éventuels suppléments ;
- le taux d’ensemencement et la façon de répartir l’inoculum ;
- la façon de calculer les quantités (sur matière sèche ou humide) et la méthode de mélange.
Rien n’indique non plus que ces paramètres conviennent à un support fait uniquement de paille, à la paille de blé ou à d’autres pailles de céréales. Si c’est votre cas, considérez votre lot comme un essai à part entière.
Pour situer ce parcours parmi d’autres méthodes de production, vous pouvez comparer les itinéraires sur paille, pellet et sciure dans l’article que j’y consacre. Gardez simplement en tête que les traitements et les doses décrits pour d’autres espèces ne sont pas une recette pour la volvaire.

Préparer le support : les étapes documentées
Voici les étapes décrites par la fiche, dans l’ordre. Chacune a ses propres valeurs : ne les appliquez pas à une autre étape.
1. Humidifier le support
La fiche vise une teneur en eau de 60 à 65 % lors de l’humidification. Il s’agit de l’eau contenue dans le substrat, pas de l’humidité de l’air. La fiche ne dit pas comment ce pourcentage est calculé ni comment le contrôler. Je ne vous donnerai donc pas de volume d’eau à ajouter, et je vous déconseille de traduire ce chiffre en résultat du test de la poignée.
Notez plutôt précisément comment vous avez humidifié et vérifié le support : vous pourrez ainsi refaire la même chose ou corriger au lot suivant.
2. Composter quatre jours en extérieur
Vient ensuite un compostage extérieur de 4 jours. Pendant le compostage, des micro-organismes décomposent le tas en présence d’air, ce qui transforme le support. Dans ce parcours, le compostage est court et se fait avant la pasteurisation. Il ne la remplace pas.
La fiche ne donne ni calendrier de retournement, ni température du tas, ni signe indiquant que le compost est prêt. Si vous retournez, arrosez ou mesurez le tas, notez-le : ce sont vos propres choix, pas ceux de la fiche.
3. Remplir les étagères
Le support est ensuite étalé sur des étagères, directement dans la salle de culture, sur une épaisseur de 12 à 15 cm. Toutes les étapes suivantes se dérouleront dans cette salle.
4. Pasteuriser dans la salle
La pasteurisation est un traitement par la chaleur, plus doux qu’une stérilisation, qui réduit les micro-organismes concurrents. La fiche la prévoit le lendemain du remplissage, dans la salle, à 62–64 °C pendant 3 à 4 heures.
Elle ne précise pas s’il s’agit de la température de l’air ou de celle du cœur du support. Elle n’indique pas non plus à partir de quel moment compter la durée. Je vous conseille de relever les deux températures et de noter l’heure exacte à laquelle vous commencez à compter.
5. Conditionner jusqu’à disparition de l’ammoniac
Ici, le conditionnement est une phase de chauffage qui suit la pasteurisation. Il n’a rien à voir avec l’emballage des récoltes. Le support est maintenu à 45–50 °C pendant 2 à 3 jours, jusqu’à disparition complète de l’ammoniac (NH₃), un gaz produit par la décomposition des matières riches en azote.
Attention : la fiche ne donne aucun moyen de vérifier la fin de cette phase. L’absence d’odeur n’est pas un critère validé par cette documentation. Respectez la durée indiquée et notez vos observations.
6. Refroidir puis ensemencer
Cette fois, la fiche parle explicitement du substrat : il doit refroidir jusqu’à 30–35 °C avant d’être ensemencé. La quantité d’inoculum, sa composition et la façon de le répartir ne sont pas indiquées. Ne reprenez pas les doses d’un tutoriel sur les pleurotes pour combler ce manque.
Retenez cette règle : dans ce parcours, on ne passe jamais directement de la pasteurisation à l’ensemencement. Il y a toujours le palier de conditionnement, puis le refroidissement.
De la colonisation à la fructification
Une fois ensemencé, le support passe par deux phases. Pendant la colonisation (on parle aussi d’incubation, ou de spawn run en anglais), le mycélium envahit le substrat. La fructification commence avec les primordia, les premières ébauches de champignons, et dure jusqu’à la fin de la récolte.
Les réglages de chaque phase
| Paramètre | Colonisation | Fructification |
|---|---|---|
| Température | 32–35 °C | 28–32 °C |
| Où la mesurer ? | Non précisé | Air de la salle |
| Durée indicative | 4 à 5 jours | Première récolte 9 à 10 jours après l’ensemencement, puis récolte sur 20 jours |
| Couverture | Support couvert de bâches plastiques (pose non détaillée) | Bâches retirées |
| Humidité relative | Non précisée | 80–85 % |
| Air neuf | Non précisé | Apports intermittents (débit non précisé) |
| Lumière | Non précisée | Tube fluorescent, 4 à 5 h par jour |
Les cases « non précisé » ne sont pas des oublis : la fiche ne donne pas ces valeurs, et je préfère vous le montrer plutôt que de les inventer. Elle ne fixe pas non plus de seuil de CO₂, de nombre de renouvellements d’air, d’intensité lumineuse en lux ni de fréquence d’arrosage.
Un passage qui combine plusieurs changements
On ne passe pas en fructification en changeant un seul réglage. La fiche décrit un ensemble de changements faits au même moment : on retire les bâches, on maintient la salle à 28–32 °C et à 80–85 % d’humidité relative, on apporte de l’air neuf par intermittence et on éclaire chaque jour.
Elle ne dit pas lequel de ces changements déclenche les primordia, ni si l’un d’eux suffirait seul.
C’est pourquoi je vous déconseille de tout miser sur un seul réglage, comme une simple baisse de température. Cette documentation n’impose aucun choc thermique d’une amplitude précise. Le passage de 32–35 °C à 28–32 °C n’est qu’un des changements de cette étape.
Quand retirer les bâches ?
La fiche annonce 4 à 5 jours de colonisation. Cette durée est un repère, pas la preuve que la colonisation est terminée. La fiche ne donne d’ailleurs aucun signe visuel validé pour savoir quand retirer les bâches. Je vous recommande de photographier le support à ce moment-là et de noter son aspect : vous pourrez ainsi comparer vos lots entre eux.
Attention : les températures maximales d’incubation conseillées pour d’autres espèces ne s’appliquent pas à la volvaire. Pour le fonctionnement général des mesures et les liens entre les différents réglages, vous pouvez comprendre les paramètres de culture. Pour cette espèce et ce parcours, ce sont les plages du tableau ci-dessus qui font référence.

Le mycélium avance mais aucun champignon n'apparaît : que vérifier ?
Dans cette situation frustrante, on a vite envie de tout corriger au hasard. Pourtant, un symptôme isolé ne suffit pas à trouver la cause. L’absence de primordia, une odeur ou une couleur inhabituelle peuvent venir de plusieurs problèmes. Reprenez plutôt vos notes dans cet ordre :
- Vos relevés. Les températures sont-elles restées dans les plages, jour et nuit ? Avez-vous vérifié vos sondes ? Avez-vous mesuré séparément l’air et le substrat ?
- Le traitement par la chaleur. La pasteurisation a-t-elle bien duré 3 à 4 heures à 62–64 °C ? Le conditionnement a-t-il bien duré 2 à 3 jours à 45–50 °C ? Avez-vous raccourci une étape ? Où mesuriez-vous la température ?
- Le refroidissement. Le substrat était-il bien redescendu à 30–35 °C au moment de l’ensemencement ?
- L’eau du support. Comment avez-vous visé les 60 à 65 % de teneur en eau, et comment l’avez-vous vérifiée ?
- L’humidité de l’air. Après le retrait des bâches, la salle était-elle à 80–85 % d’humidité relative ? Ne confondez pas cette valeur avec l’eau contenue dans le support.
- La couverture. Avez-vous bien retiré les bâches à la fin de la colonisation ?
- L’air neuf. Avez-vous apporté de l’air neuf par intermittence ? Notez la fréquence et la durée des apports, même si la fiche ne donne pas de valeur à viser.
- La lumière. Le support a-t-il été éclairé 4 à 5 heures par jour ? Si vous n’utilisez pas de tube fluorescent, sachez que la fiche ne donne pas d’équivalent pour un autre type d’éclairage.
- L’inoculum. Notez tout ce que vous savez du lot utilisé : provenance, espèce annoncée, date de réception, état à l’ouverture.
Si plusieurs points s’écartent de la fiche, ne corrigez pas tout en même temps. Je vous conseille de modifier un seul réglage au lot suivant. Ce n’est pas un protocole validé, mais une précaution de bon sens : c’est le seul moyen de savoir quel changement a eu un effet.
Récolter et décider de la suite de l'essai
Les repères de récolte
Selon la fiche, la première volée (ou flush, la première vague de champignons) se récolte 9 à 10 jours après l’ensemencement, et non 9 à 10 jours après l’humidification ou le compostage. La période totale de récolte annoncée est de 20 jours. Ces repères valent pour ce parcours. Ils ne garantissent rien pour votre souche et votre salle.
La récolte se fait au stade bouton : le jeune champignon est encore fermé dans son voile, avant que celui-ci se déchire. La fiche recommande ensuite d’emballer et de vendre le produit frais dans la journée. Elle ne donne aucune méthode de conservation au froid.
Trouvez donc vos acheteurs avant de lancer le lot, et non après la première cueillette.
Prévoir l’occupation de la salle
Pour savoir combien de temps un lot occupe votre salle, additionnez les durées de la fiche. Comptez le remplissage, la pasteurisation le lendemain, 2 à 3 jours de conditionnement et un refroidissement dont la durée n’est pas indiquée. Ajoutez 9 à 10 jours jusqu’à la première récolte, puis la période de récolte annoncée de 20 jours.
Les 4 jours de compostage se font avant, à l’extérieur. Votre premier lot vous donnera la durée réelle.
Tenir un carnet de lot
Je vous recommande de traiter ce premier lot comme un petit essai dont vous notez tout. Notez au minimum :
- les matières : provenance et lot de la paille et des autres ingrédients, proportions choisies ;
- l’inoculum : provenance, espèce annoncée, date de réception, quantité utilisée ;
- les étapes : date et heure de début et de fin de chaque phase ;
- les mesures : températures de l’air et du substrat, humidité relative, avec l’endroit où vous avez mesuré ;
- les observations : photos du support, date d’apparition des premiers primordia, aspect du support au retrait des bâches ;
- les récoltes et les pertes : poids récolté chaque jour, stade de cueillette, champignons jetés ;
- le travail : temps passé à chaque étape.
Recommencer ou attendre ?
- Si votre salle n’est pas restée dans les plages, corrigez l’installation avant de recommencer. Un nouveau lot dans les mêmes conditions ne vous apprendrait pas grand-chose.
- Si les plages ont été respectées mais que rien n’a poussé, reprenez la liste de vérifications ci-dessus et ne changez qu’un réglage au lot suivant.
- Si vous avez récolté, comparez le poids vendable, les pertes et le temps de travail avec ce que vous pouvez vendre près de chez vous dans la journée. C’est ce bilan qui vous dira si l’espèce a sa place dans votre production.
Vous remarquerez que je ne vous donne aucun rendement attendu : la documentation utilisée ici ne permet pas d’en prévoir un pour une ferme française.


Questions fréquentes
Peut-on cultiver le champignon de paille sur de la paille de blé ?
La fiche technique utilisée décrit un support à base de paille de riz et de déchets d’égrenage du coton. Rien n’indique que ses durées et températures conviennent à la paille de blé, à d’autres pailles de céréales ou à de la paille seule. Vous pouvez faire l’essai, mais considérez-le comme un essai à part entière : travaillez sur un petit lot, notez tout et ne vous attendez pas forcément aux mêmes repères.
Quelle température faut-il pour l'incubation du champignon de paille ?
Dans le parcours en salle décrit par l’ICAR, la colonisation dure 4 à 5 jours à 32–35 °C. La fiche ne précise pas s’il s’agit de l’air ou du substrat. La salle est ensuite maintenue à 28–32 °C pendant la fructification. Ces plages sont propres à Volvariella volvacea : ne leur appliquez pas les températures maximales d’incubation conseillées pour d’autres espèces.
Faut-il un choc thermique pour déclencher la fructification ?
La documentation retenue n’impose pas de choc thermique d’une amplitude précise. Elle décrit plusieurs changements à faire à la fin de la colonisation : retirer les bâches, maintenir la salle à 28–32 °C et à 80–85 % d’humidité relative, apporter de l’air neuf par intermittence et éclairer 4 à 5 heures par jour.
Elle ne dit pas lequel de ces changements déclenche les primordia, ni si un seul suffirait.
Peut-on produire du champignon de paille en été en France sans chauffage ?
Rien dans la documentation utilisée ne permet de l’affirmer. Il faut tenir 32–35 °C pendant la colonisation, puis 28–32 °C pendant environ 20 jours de récolte. La pasteurisation et le conditionnement demandent en plus de monter à des températures élevées et de les maintenir. Pour le savoir chez vous, relevez les températures réelles, jour et nuit, pendant la période envisagée, et comparez-les à ces plages.
Où se procurer du mycélium de champignon de paille ?
Je ne recommande pas de fournisseur dans cet article, et rien ne garantit que vous en trouverez facilement. Avant de préparer le support, vérifiez que vous pouvez l’obtenir à la date voulue. Demandez au fournisseur le nom exact de l’espèce (Volvariella volvacea) et la date de production du lot. Notez ces informations dans votre carnet : elles vous serviront à analyser votre essai.
Le champignon de paille n’est pas une espèce que l’on glisse entre deux lots de pleurotes. Son itinéraire est chaud et serré : la pasteurisation, le conditionnement et la colonisation à 32–35 °C s’enchaînent en quelques jours. Vérifiez d’abord ce que votre installation peut réellement tenir, lancez un petit lot en notant tout, et laissez vos propres relevés décider de la suite.
Si votre projet dépasse cet essai et vise une production professionnelle structurée, vous pouvez consulter la formation MYCO PRO, consacrée aux projets de myciculture professionnelle.
